Le débarquement de la petite marseillaise ne peut laisser les gens indifférents.
Avec ce premier long format, précédé par son Maxi, Keny Arkana appuie sur l’accélérateur, insoumise et virulente.
Un style singulier, un flow et une signature vocale affirmée, Keny Arkana, à peine âgée d’une vingtaine d’années, ne mâche pas ses mots avec des rimes aussi tranchantes que :
« Ici je suis perdu comme une chanson sans air, comme une gosse dans un cachot ou un oiseau sans ailes »
Des images dans un langage cru pour décrire une réalité choquante c’est ce qu’elle nous livre dans le morceau « Venez voir ».
Sa voix se promène sur l’instru avec talent, la voix du peuple loin des strass et des paillettes prend position ouvertement sur les pseudo rappeurs, l’éducation, la déroute des jeunes, son mal, son passé difficile, l’unité, la souffrance du Tiers Monde.
La « arabiya del pueblo » impressionne par son talent et ses passages chantés.
Sans aucun doute, tous les murs de Marseille à Paris vont vibrer à l’écoute de cette jeune artiste brillante.
Doc. S.